Translate

mercredi 20 septembre 2017

Oracle écoute ses employés mais n’écoute pas son CHSCT…

Alors que la fin du CHSCT en tant que tel approche, Oracle nous prouve une fois encore l’importance de cette instance. Nous soutiendrons la formation d’une commission qui y suppléera dans le cadre du nouveau comité social et économique.

En mars dernier votre CHSCST avait été consulté sur un projet d’enregistrement des appels entrants vers le support technique.
Ces enregistrements avaient alors pour vocation d’être écoutés uniquement en réponse à des plaintes ou des litiges.
Nous avions rendu un avis défavorable arguant notamment que le risque était grand que ces enregistrements soient surtout utilisés pour surveiller les agents et très peu en vérité pour résoudre des contentieux clients…

Ce que nous redoutions semble malheureusement devoir être mis en œuvre…

Oracle va étendre le champ d’application de ces enregistrements,  et de la gestion des litiges, on passe à l’évaluation/notation par une équipe qualité :
  • ……Entre 5 et 20 enregistrements seront choisis de manière aléatoire… 
    • vraiment ?
  • ……chaque trimestre par le manager…
    • ha oui, c’est plus simple pour cibler les choix aléatoires…
  • …….ou par une équipe qualité dédiée…
    • qui ? ou ?
  • …….Ces enregistrements seront évalués selon des critères définis…
    • définis par qui ? quels sont ces critères ? comment décide-t-on qu’il y a un contentieux, un litige, une insatisfaction ? ou au contraire un bel effort de service ? Comment se prémunit on des préjugés, du manque de connaissance du contexte de l’historique, etc… ?
A partir de cette « évaluation » un process Cornélien/Oraclien sera mis en place dont la vocation serait la qualité de Service…

Nous partageons pleinement que la Qualité de Service soit un facteur hautement important, la « customer satisfaction » faisant la vente de demain. Mais elle doit s’envisager, selon nous, « par le haut », c’est-à-dire par une véritable mentalité d’attention au client, de moyens mis en œuvre pour aboutir rapidement à la résolution des soucis,  à la réponse aux questions, etc, et non pas comme le fait Oracle par la recherche du profit maximum et à tout prix, en supprimant les centres de logistique, en réduisant les équipes de Support, en allégeant les contraintes devant être respectées au contrat (temps de réponses, d’intervention, de remise en route, etc), en n’assumant (presque) jamais la responsabilité de rien, en délocalisant les équipes de support en Roumanie, en Inde, aux US ou ailleurs, bref en anéantissant la proximité client, voir la notion même de service. Si tout a de la valeur, tout n’est pas qu’une question de dollars…

Le CHSCT estime ainsi que ce contrôle des Ingénieurs Support (qui restent encore….) soumettra les agents à un stress important, qui on le sait, est facteur d’improductivité et de désengagement plus que de motivation à bien faire. Le Support devient le fusible facile pour couvrir l’organisation de plus en plus défaillante, qui conduit à la réputation catastrophique d’Oracle, plus que de ses produits, et qui nuit dramatiquement au business.

Nous notons qu’une fois encore on préfère la mise sur écoute des salariés que l’écoute de l’avis de votre CHSCT.

Et tant qu’à écouter, Il serait temps, aussi, qu’Oracle, là comme ailleurs, écoute ce qu’il reste de ses clients…

L’écoute, c’est bien. L’attention, c’est mieux.

Nous formulons le souhait que notre nouvelle Direction entende cela et revalorise au mieux cette notion de customer care…

Un soucis, une question : ne restez pas seul !

lundi 18 septembre 2017

Bienvenue à Gérald KARSENTI

Ce vendredi 15 Septembre, Oracle France a accueilli un nouveau manager, à la fois « Country Leader » et « Directeur de la Lob Technologies ».
C’est une nomination très importante dans un contexte business difficile et un état d’esprit des équipes dégradé :
  • Business difficile par la stratégie cloud de l’entreprise qui se fait de manière très…rapide au détriment du business « On-Premise » par ailleurs mis à très rude épreuve, avec généralement une réorganisation subie et une coloration forte des plans de commissionnement des forces commerciales, voir une disparition silencieuses de gammes entières de produits et technologies, comme en témoignent les équipes « Systems».
Business difficile aussi du fait de la réputation et de la perception hélas très dégradée de la société sur le marché, dont le CIGREF se fait écho, constat fait aussi au niveau de l’Ingénieur Commercial qui doit gérer cette situation lors de ses prises de contact.
  • État d’esprit des équipes dégradé aussi, comme le démontre l’absence de communication sur les résultats de l’enquête annuelle, dont le CE et le CHSCT a néanmoins pu prendre partiellement connaissance. Comme le démontre aussi l’accélération du « turn over », ou les multiples points de mécontentement (pour ne pas dire plus) sur les territoires, règles de commissionnement, d’objectifs, d’achievement, ou autres conflits de paiements de toutes sortes.
S’il faut trouver un point commun à tout cela, nous pourrions dire qu’Oracle a oublié que l’humain, tant ses clients que ses employés, devrait être au cœur de ses actions, et non, comme nous l’avons déjà plusieurs fois dénoncé, la recherche du profit maximal à tout prix.

Le gain immédiat sera vite dépassé par les dégâts occasionnés. D’ailleurs l’action viens de chuter significativement, la plus forte chute depuis ces 4 dernières années. Le marché ne s’y trompe plus, malgré une présentation de beaux résultats, comme en Q1.

Un minimum de customer care, un peu moins d’individualisme, un peu plus de notion d’équipe, un peu de reconnaissance aux employés... bref un peu d’humanisme dans cette belle société, aux produits toujours excellents. La recette de la réussite et du plaisir à travailler chez Oracle n’est pas si compliquée…

Gérald Karsenti, Dirigeant reconnu, manager courageux, visionnaire dans son approche humaniste du leadership, simple et charismatique, sera-t-il le dirigeant qu’il manquait à Oracle France pour se redresser enfin ?

C’est notre vœu, et notre espoir. Il y a du travail à tous les étages….
Nous saurons être des partenaires attentifs aux nécessaires transformations à venir.

Bienvenue Gérald.

Beau challenge et belles perspectives !

jeudi 14 septembre 2017

La réforme du Code du Travail prévoit la fin des CHSCT

Comme nous l’avons rapidement exposé dans notre Newsletter de Septembre, et dans notre blog, parmi les bouleversements que va induire la réforme du Code du Travail, il y a la simplification drastique des instances de représentation du personnel. Adieu Comité d'Entreprise (CE), Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), Délégués du Personnel (DP). Désormais ils ne feront plus qu'un : le Comité Social et Économique.

S’il va rester possible malgré tout de conserver des Délégués du Personnel, par un accord majoritaire d’entreprise, en parallèle au futur Comité Social et Économique, les CHSCT vont disparaître définitivement : Même si la Direction de l'entreprise et des syndicats majoritaires le veulent, il ne sera pas possible de conserver une instance à part dédiée aux questions de santé et de conditions de travail, ce que demandaient les syndicats. Seule pourra être créée une commission dotée d'une personnalité juridique spécifique au sein du comité social et économique.

Un soucis, une question : ne restez pas seul !

mardi 12 septembre 2017

Salarié et micro-entrepreneur : démêlez le vrai du faux !

Le régime de la micro-entreprise est une formidable opportunité pour se lancer.

En ce moment beaucoup y pensent, mais en tant que salarié, pouvez-vous créer comme vous le souhaitez ?

On vous aide à y voir clair :

Je peux être salarié et avoir en parallèle une activité de micro-entrepreneur :

VRAI – Le régime du micro-entrepreneur a été conçu pour vous permettre de tester facilement une activité ou compléter vos revenus. Il est donc tout à fait permis de cumuler les deux.


Je ne suis pas obligé d’informer mon employeur ou futur employeur pour démarrer ou poursuivre une activité de micro-entrepreneur :

VRAI et FAUX – Si aucun texte de loi ne prévoit que vous soyez obligé d’informer votre employeur, il n’y a pas non plus de disposition qui vous en dispense. En outre, les salariés ont une obligation de loyauté : Un salarié doit se comporter à l’égard de son employeur de façon loyale et de bonne foi. C’est un peu un fourre-tout mais un fourre-tout de bon sens. Si vous n’avez rien à cacher, pourquoi ne pas aller l’en informer ?

Pour plus de sécurité, conservez une trace prouvant que vous avez informé l’entreprise et qu’elle ne s’est pas opposée formellement à cette activité. Un mail par exemple.


Je suis dans tous les cas obligés d’avoir l’autorisation de mon employeur :

 FAUX – Vous n’avez pas besoin de son autorisation.
Toutefois, vérifiez votre contrat de travail, au cas ou une clause d’exclusivité s’y serai glissée. Mais même dans ce cas, sachez qu’en cas de création ou de reprise d’entreprise, l’employeur ne peut opposer aucune clause d’exclusivité, pendant une durée d’un an, au salarié qui crée ou reprend une entreprise (article L.1222-5 du Code du travail).
Pour autant, même si une clause d’exclusivité ne peut vous être opposée durant un an, prenez garde à ne pas être déloyal. Enfin, si l’accord de l’employeur n’est pas obligatoire, il restera “un parapluie” prouvant votre bonne foi en cas de litige.


Je n’ai pas de clause de non-concurrence, je peux librement travailler comme micro-entrepreneur pour le secteur que je désire, même si mon employeur exerce déjà dans ce domaine :

FAUX – Là encore, tout est question de loyauté. Si la clause de non-concurrence insérée dans le contrat de travail facilite la protection de l’employeur, même sans cela une activité de micro-entrepreneur sur le même champ d’expertise peut entraîner un manquement à votre devoir de loyauté.  S’il y a de forts risques de concurrence déloyale il faut une autorisation expresse de l’employeur, avec trace écrite.


Mon employeur peut me licencier s’il me prend à travailler pour mon auto-entreprise sur mon temps de travail :

VRAI –  C’est tout simplement le non-respect des obligations du salarié à l’égard de son employeur. Durant son temps de travail, il doit consacrer son temps à ses obligations, à ses fonctions dans l’entreprise. L’employeur peut monter un dossier par rapport à une telle faute.

Je peux être sanctionné parce que j’ai utilisé le matériel de l’entreprise pour mon activité indépendante :

VRAI – S’il est tentant de se servir des outils mis à disposition par l’employeur, par exemple un ordinateur portable, des imprimantes, de la papeterie, …, cela n’est pas permis.


En conclusion :

Il faut soumettre tout projet à un Juriste. Une fois que l’erreur est commise, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Il faut également faire très attention à cette obligation de loyauté et de non-concurrence. Le mieux c’est d’informer l’employeur et d’obtenir un accord exprès, un écrit contre-signé.
Privilégiez la transparence et le dialogue. Les salariés peuvent être surpris, leur employeur peut les encourager à développer leur activité.
D’autre part, si vous avez un désir de création, le cumul des deux va un temps. À un moment il faut faire un choix. On ne peut pas courir plusieurs lièvres à la fois, tant intellectuellement que physiquement, tout en restant loyal.



mercredi 6 septembre 2017

Anéantissement de la Division « Hardware » ?

Après les Apps et la Tech qui passent à marche forcée du On-Premise au Cloud, à son tour le Systems semble devoir passer du On-Premise à… plus rien… :
La rumeur enfle, de manière incontrôlée. Chacun en rajoute un peu de son avis.  Les conséquences commerciales se font déjà sentir. Pourquoi investir dans une techno qui disparait ?

Solaris, Sparc, ZFS, Tapes, etc…. Pas de soldes, mais tout doit disparaitre ?

Les équipes de support associées à ces pépites sont sur le point de partir (PSE en cours), subissent une délocalisation complète, à la suite de celle du SW, avec des conséquences terribles sur la proximité et la qualité. Donc sur la réputation et l’image, qui n’avait pas besoin de cela en plus. John Fowler a quitté la compagnie cet été, en catimini. Et maintenant des vagues de départ aux US (pour commencer …. ?) et la fermeture de sites historiques.

On donne des munitions au CIGREF, aux clients, pour ne plus travailler avec nous. Dans le même temps les objectifs restent….ambitieux, quoique tournés vers le Cloud, ou nous avons encore presque tout à gagner…

Des employés sur le départ, des organes de presse, le web en général (voir florilège à la fin de cet article) grouillent de faits et chiffres divers, dont on ne connait finalement pas toujours l’exactitude ou la véracité, quoique l’abondance a un certain point devient vite une validation.

Il est URGENT qu’Oracle s’exprime clairement, non pas pour nier l’évidence, mais la contextualiser, la remettre en perspective, la corriger.

On se doute, et on peut bien comprendre, que les équipes Solaris, essentiellement intactes depuis le rachat de Sun, puissent être réorganisées, que le cycle de release puisse être modifié, compte tenu de l’évolution de ce marché, des pratiques clients, face à Linux ou au Cloud.

Idem pour le processeur SPARC qui semble devoir accoucher d’une nouvelle version, toujours plus rapide et ajustée aux besoins de la Base.
Nous avons une belle base installée importante qui compte encore dessus.

Idem pour les Baies Storage, qui proposent un pont entre le On-Premise et le Cloud, qui complètent efficacement nos Engineered Systems, que ce soit chez les clients ou dans notre propre infra Cloud.

Idem pour les Tapes, un moyen certes conventionnel pour le stockage très longue durée / très grands volumes, que l’histoire à plusieurs fois démontré comme étant le secours ultime. Et le plus vert. Avec des sites gigantesques qui s’y reposent !

Bref, le silence d’Oracle est assourdissant ! Sans doute plus inquiétant en fait que les rumeurs qui circulent. Ce sont les équipes Systems de France (et d’ailleurs) qui sont en péril.

Belle mise en bouche pour OpenWorld !

Nous tenterons d’obtenir des éclaircissements. Il en va de la survie de toute une population d’Oracliens…


Florilèges des faits, avis, bruits et rumeurs :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-oracle-taille-dans-les-equipes-sparc-solaris-et-stk-69244.html
http://www.channelnews.fr/oracle-hardware-perdrait-quelque-2-500-emplois-dont-90-de-lequipe-solaris-75939
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6311175488081534976
https://www.theregister.co.uk/2017/08/02/oracle_john_fowler_bails/?mt=1504478729133
https://meshedinsights.com/2017/09/03/oracle-finally-killed-sun/
http://fortune.com/2017/09/05/oracle-layoffs-hardware-solaris/
http://dtrace.org/blogs/bmc/2017/09/04/the-sudden-death-and-eternal-life-of-solaris/
https://www.theregister.co.uk/2017/08/31/oracle_stops_prolonging_inevitable_layoffs/
https://www.theregister.co.uk/2017/09/04/oracle_layoffs_solaris_sparc_teams/

Cette liste, hélas, est en rapide augmentation…

Ne restez pas seul. Un conseil ? un avis ? Appelez nous !